Fenêtres sur notre Montréal

Le projet

En mai 2016 se tenait le colloque La figure du réfugié, représentations littéraires, artistiques et médiatiques, dans le cadre du 84e congrès de l’ACFAS. C’est durant celui-ci que la rencontre avec Youssef Shoufan a eu lieu, alors qu’il était venu y présenter son projet Syrian Eyes of the World. Suite à des discussions a vu le jour l’idée de créer, de manière collaborative, des ateliers photos ouverts à des jeunes d’origines syriennes et des jeunes québécois.

L’idée était au fond très simple : créer, à partir de l’expertise de Youssef, une série d’ateliers photographiques qui se tiendraient au cours des mois de juillet et août 2017 sur le site du Catalyseur d’Imaginaires Urbains et qui seraient offerts à un groupe de 8 à 12 jeunes, entre 13 et 17 ans. Créer des ateliers qui permettraient aux jeunes, non seulement, de se rencontrer, mais de pouvoir partager ensemble, et à d’autres, leur vision de la ville de Montréal, à partir de la photographie. Leur donner l’opportunité d’apprendre des techniques photographiques et de monter leur propre exposition.

C’est en combinant ensemble à la fois les intérêts de recherches et les spécialisations des membres de Réfugié(e)s et Déplacé(e)s : Droit, Littérature et Migration, de La Maison de la Syrie et du Laboratoire sur les récits mobiles qu’a pu se concrétiser le projet. Et c’est aussi via l’espace de pensée offert par le Catalyseur d’imaginaires urbains et ses infrastructures que les ateliers ont pu voir le jour.

Menés principalement par Youssef Shoufan, Marie-Eve Bradette, Rosie Lanoue Deslandes et Laurence Sylvain, les ateliers qui ont débuté à la fin juillet 2017 ont donné lieu à l’exposition Fenêtres sur notre Montréal.

L’exposition

Ce projet nous regroupe toutes et tous, jeunes montréalais.e.s (d’origine syrienne ou non), autour de ce quelque chose que nous avons en commun : la créativité et la simple motivation de faire de nouvelles expériences.

Ce n’est pas n’importe quel projet et nous ne travaillons pas avec n’importe qui ! Nous sommes libres de choisir ce que nous voulons présenter. Nous prenons des photographies de notre ville photogénique : Montréal.

Notre exposition témoigne de la diversité des cultures et des histoires à Montréal. Chaque partie de la ville dévoile sa propre personnalité, et chacune d’elles forme un ensemble que nous vous présentons. Nous souhaitons vous faire saisir notre manière de percevoir Montréal, comment nous pensons qu’elle est unique et spéciale à sa façon.

 Ely R. – Layal A. – Nibal A. – Elias H. – Maggie J.  – Megane L.-C. – Houssam A. – Mouhannad A.

Leclerc de Lune

Elie, d’origine libanaise, habite à Montréal depuis 25 ans. Nous l’avons rencontré lors d’une pause collation au dépanneur Leclerc de Lune, rue Saint-Zotique, près du parc de la Petite-Italie.
Un peu timide, Elie a refusé de multiples fois de se laisser photographier, insistant qu’il n’était pas photogénique. Son sourire généreux nous dit pourtant le contraire.

Un soleil brûlant

D’origine française et espagnole, Lorraine travaille chez Jarre. Malgré la chaleur accablante de la journée, elle a gentiment accepté d’être photographiée pendant qu’elle travaillait. Au moment de la prise de photo, elle peaufinait des couvercles de beurriers en céramique.

À grande vitesse !

Mêmes les couleurs ne peuvent pas cacher les visages des spectateurs très concentrés. En arrivant dans le Vieux-Montréal, nous ne savions pas ce qui se passait lorsque nous avons vu les cyclistes. Quand nous les avons aperçus la première fois, nous avons eu l’idée que Montréal permet aux gens de pratiquer les sports.

Le caricaturiste

Yves Demers, un montréalais, fait des portraits et des caricatures de personnes. Il a toujours aimé faire ça, depuis qu’il est tout jeune. Depuis quarante ans, il trace au crayon les visages.

Il dit : « Quand on dessine, on devient bon et les gens demandent qu’on fasse des dessins d’eux. »

Nous l’avons rencontré sur la Place Jacques-Cartier. Il était amical et généreux.

Ils jouent à un jeu traditionnel

Nous ne connaissons pas les règles du jeu.
Cet homme ne semble pas avoir gagné.