Laboratoire sur les récits du soi mobile

Dirigé par Simon Harel, le laboratoire sur les récits du soi mobile constitue une infrastructure de recherche unique et adaptative, financée par la Fondation Canadienne pour l’innovation. C’est un lieu de rencontre et d’étude reposant sur un laboratoire d’écriture visuelle à l’Université de Montréal. La recherche conduite au laboratoire fournit des informations d’actualité sur plusieurs questions névralgiques comme les dynamiques réelles de déplacement dans la ville, les nouvelles modalités d’utilisation du web mobile, ainsi que le vivre-ensemble dans un contexte de mobilité géographique, culturelle et technologique, en plus de favoriser l’établissement d’une relation privilégiée entre les sujets de la mobilité et les NTIC.

Les activités du laboratoire, inspirées par des préoccupations relevant à la fois du domaine des arts, des lettres et des sciences humaines, se déploient autour de deux pôles d’intervention : la marginalité et la quotidienneté. Nous entendons étudier certaines problématiques sociales en permettant à des individus ciblés de raconter leurs déplacements tout en utilisant des outils de captation audiovisuelle avec lesquels ils ne sont pas nécessairement familiers. Il s’agira notamment d’offrir, par des activités de co-création, une tribune aux sujets désolidarisés du corps social tout en préservant vie privée et secrets. Cet axe de recherche de la marginalité couvrira également des pratiques de la mobilité ancrées dans l’action citoyenne ou dans l’implication communautaire, et pourra mettre en valeur les pratiques d’espace créatives des artistes montréalais.

Nous nous intéressons par ailleurs aux représentations de la vie quotidienne, dans la foulée des travaux de Michel de Certeau (1990) et de Bruce Bégout (2005), en étudiant les formes du quotidien de la tradition orale, le quotidien numérisé, et le changement que différents dispositifs techniques entraînent dans le dialogue entre les individus. Ce second pôle d’intervention nous conduit à porter une attention particulière aux parcours réels et imaginaires des gens dans la ville, qu’ils soient livreurs à vélo, chauffeurs de taxi, travailleurs de nuits, ou citoyens en transit vers un lieu de travail. Nous observons les zones de tension, les phénomènes d’appropriation et de découpage de l’espace, ainsi que les correspondances qui s’établissent entre les individus, la place publique et les médiums communicationnels utilisés.

Les auxiliaires du LRSM (2014-2024)
Marie Eve Bradette
Richard Camus
Frédéric Dallaire-Tremblay
Thomas Filteau
Erwan Geffroy
Rosie Lanoue-Delandes
Louis-Thomas Leguerrier
Mathieu Li-Goyette
Surya Lopez Lena
Cynthia Noury
Laurence Sylvain
Olivier Thibodeau
Adina Blanariu Vuković

Indexation des projets

PROJETSSÉRIEAUTEUR-RICE-SANNÉEDURÉEFORMATLOCALISATIONRÉSUMÉ
Taxi LabSteve Bates et Douglas Moffat2014Radio-théâtreMontréalEn 2014, une équipe de recherche « Parataxis » a été formée pour créer un projet portant sur l’univers du taxi à Montréal dans le cadre du Laboratoire sur les récits du soi mobile. Les collaborateurs à ce projet sont : Steve Bates (artiste sonore) et Douglas Moffat (architecte paysager et artiste sonore). En est ressorti, entre autres, une pièce de théâtre radiophonique multilingue. 
Télé en sériesJérôme-Olivier Allard, Elaine Després, Simon Harel, Marie-Christine Lambert-Perreault2014ColloqueUniversité de MontréalLe colloque Télé en séries s’est déroulé du 22 au 24 mai 2014 à l’Université de Montréal, sous la direction du professeur Simon Harel (Université de Montréal) et des jeunes chercheurs Jérôme-Olivier Allard (Université de Montréal), Elaine Després (Université de Bretagne occidentale) et Marie-Christine Lambert-Perreault (Université du Québec à Montréal), le colloque Télé en séries a pour objectif d’initier une réflexion encore inédite au Québec sur la série télévisée contemporaine, une forme culturelle riche, complexe et variée, diffusée sur une multitude de supports et faisant l’objet d’un engouement singulier. Au programme de l’événement, ont pris part plus de 70 chercheurs et créateurs canadiens et internationaux. La série télévisée a été envisagée, lors de ces journées de réflexion, à partir de ses particularités formelles, des enjeux thématiques qu’elle convoque et des divers corpus qui caractérisent l’offre contemporaine. En 2015, pour faire suite à ce projet de colloque, une série d’activités de rayonnement sont prévues.
Récits, mobilité et territoire : Expressions créatrices autochtones au QuébecProjet de rechercheSimon Harel2014-2016Le projet de recherche vise à susciter une réflexion et une action concertées qui sont associées à la création d’espaces institutionnels dédiés à la recherche et à l’enseignement des récits et des médias autochtones en contexte francophone, où la recherche dans le domaine est émergente. Il a comme partenaires Terres en vues et le Wapikoni mobile, deux organismes clés dans la production et la diffusion de l’expression créatrice des peuples premiers au Québec. Nous étudierons les questions de récit, de mobilité et de territoire telles qu’elles s’articulent en études autochtones et dans les différents domaines d’intervention de l’équipe de recherche et des organismes partenaires.
Place St-HenriMTL Ville en mouvementErwan Geffroy, Mathieu Li-Goyette20153 minVidéoSt-HenriCapsule audiovisuelle intégrée à une installation de vidéoprojection in situ utilisant un mur de la place St-Henri, Montréal.
Réalisée à partir d’une prise de vues et de sons de St-Henri et d’un enregistrement sonores d’Oscar Peterson et d’un enregistrement d’une de ses compositions : Place St-Henri.
À l’occasionMTL Ville en mouvementErwan Geffroy, Mathieu Li-Goyette201518 minVidéoSt-HenriCapsule audiovisuelle intégrée à une installation de vidéoprojection in situ 
utilisant un mur de la Caserne 23 de la place St-Henri, à Montréal.

Réalisée à partir d’une prise de vues et de sons de St-Henri et
d’une mise en lecture d’extraits de Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy.
Où Saint-Henri tape la pierre et tisse l’acierMTL Ville en mouvementErwan Geffroy, Mathieu Li-Goyette201518 minVidéoSt-HenriOù Saint-Henri tape la pierre et tisse l’acier a été réalisé dans le cadre de l’Incubateur urbain mis sur pied par l’organisme Montréal Ville en mouvement à l’automne 2015 dans le quartier Saint-Henri. Fruit d’un partenariat avec le Laboratoire sur les récits du soi mobile de l’Université de Montréal, ce projet souhaitait donner la parole aux citoyens de l’arrondissement afin qu’ils puissent s’exprimer sur leur paysage urbain et la façon dont ils l’habitent.

Des équipes d’urbanistes ont ensuite travaillé à des projets qui puissent répondre à ces problématiques. Le rôle du Laboratoire sur les récits du soi mobile était de circonscrire des témoignages sur vidéo ainsi que de sonder l’imaginaire des lieux à partir de projets de création et de rencontres avec les gens qui le façonnent. Où Saint-Henri tape la pierre et tisse l’acier nous plonge dans l’univers du sculpteur Jean Brillant, créateur de nombreuses sculptures monumentales disposées dans les parcs du quartier.
PhotoreportageSéminaireMarianne Gendron-Troestler2015PhotographieQuartier des spectaclesDocumentaire photographique réalisé au métro St-Laurent et ses alentours, dans le cadre du séminaire de Simon Harel à la session d’hiver 2015.
À l’ombre de troglodytesSéminaireGiuditta Lorenzini Girardelli20154 minVidéoQuartier des spectaclesLe Quartier des spectacles de Montréal : l’esprit de fête.
ErrancesSéminaireStéphanie Vincent20155 minVidéoQuartier des spectaclesCe projet vidéo explore les ambiances de différents lieux, connus ou anonymes, captés selon un point de vue non traditionnel lors de déplacements dans le Quartier des Spectacles et sur ses frontières.
Rencontres au Quartier des spectaclesSéminaireHanen Hallouch20154 minVidéoQuartier des spectaclesMon projet était d’étudier l’espace comme un « croisement de mobiles » (de Certeau), c’est-à-dire que j’ai misé sur les rencontres avec des usagers de la ville (étudiants, musiciens de rue, itinérants, travailleurs, touristes, etc). J’ai vécu le travail de captation ainsi que le montage dans leur aspect le plus expérimental, puisque je n’avais aucune connaissance préalable du volet technique. J’ai choisi la caméra Go Pro pour avoir l’effet de sphère qui cultive l’illusion d’un faire-monde. J’ai enregistré de la musique de rue dans les stations de métro et j’ai interviewé sept personnes rencontrées à différents endroits du quartier. La mise en récit par le montage m’a invitée à repenser des questions d’ordre théorique comme le langage festif, l’aménagement du quartier, la ghettoïsation et l’espace comme conditionnement du sujet.
GéométriesSéminaireDaniel Boisclair2015PhotographieQuartier des spectaclesUn midi du mois de mars, la ligne que trace sur le pavé l’ombre diagonale de la façade ouest de la Maison Symphonique trahit sa non-linéarité. Plus cloison que membrane, le mur arrête le regard qui cherche dans ces meurtrières horizontales objet à réflexion. Les traits rectilignes des interstices du pavé bordent la surface de la Place-des-Arts; c’est le quadrillé sur lequel chaque ligne se mesure. À ses limites intérieures s’érige, vertical, le béton des monuments institutionnels. Sa délimitation extérieure transige avec autant de passages et d’esplanades qu’englobe le Quartier des Spectacles. Le vent que laisse passer l’espace vacant porte l’imagination aux jeux isométriques. Comme si tout ici était amovible, interchangeable, inversable, non-essentiel. Collage d’accidents plus qu’œuvre d’ensemble, l’architecture de la Place-des-Arts se pose davantage comme un assemblage géométrique où les formes se juxtaposent sans dialoguer.
Espaces disjointsSéminaireRosie Lanoue Deslandes20157 minVidéoQuartier des spectaclesMon investigation sensible de l’espace urbain du Quartier des Spectacles a pris acte d’un imaginaire de la ville, nourri depuis plusieurs décennies, étayé par une analogie productive entre la ville et la matrice d’ordinateur, entre l’espace urbain et l’espace cybernétique. La ville se révèle alors, dans sa représentation virtuelle, comme un réseautage, un ensemble de connexions, de branchements, d’enchevêtrements. Or, ces connexions urbaines forment ce que Christine Boyer nomme des « assemblages disjonctifs[1] » (Cybercities, 1996, 10).

Cet essai propose d’approcher l’espace urbain comme la construction d’un réseautage reliant des réalités, des manifestations disjointes, éparses, discontinues. Le Quartier des spectacles, conçu comme un lieu de réseaux culturels, promoteur des technologies numériques, remplit d’une certaine manière le rôle de matrice technique. Malgré l’ambition de ses créateurs et organisateurs d’en faire un « quartier unifié » (tout en se définissant par la diversité), cette composition urbaine au cœur du centre-ville montréalais se caractérise par une certaine hétérogénéité et constitue une zone socialement, culturellement, économiquement et politiquement conflictuelle.

Par la désynchronisation et la décontextualisation du son et de l’image, l’essai souhaite interroger l’unité apparente du réseau. La ville est le lieu d’expériences de rupture. Alors que la matière sonore est exploitée pour ses qualités de texture, de variation, de mouvement, les plans fixes marquent quant à eux des espaces en apparence immuables où peu survient.

La superposition de sons hors contextes à une juxtaposition de plans fixes permet au final de réinvestir (symboliquement) ces espaces de bruits, sons, musiques et voix du quartier habité au quotidien. En ce sens, il s’agit d’engager une méditation quant au caractère contextuel, situationnel des sens donnés à l’espace urbain, quant aux façons de l’investir, de l’habiter et d’y créer une trame, une partition sonore et visuelle, en y posant la cadence de ses paroles et de ses pas.
Amazing GraceSéminaireKhalil Khalsi, Simone Truemner-Caron20154 minVidéoQuartier des spectaclesVidéo de recherche-création ayant pour thème l’(auto-)aveuglement dans le Quartier des Spectacles ; une première partie sonore, sur fond noir, présente un enchaînement de bruits captés dans les rues et certains espaces publics du QdS et autour ; tandis que la seconde présente une performance de danse, effectuée par Simone, place des Arts, dont le fond sonore est une captation audio de l’échange de deux clientes au restaurant O noir.
FaçadeSéminaireJulie Orhon20154 minVidéoQuartier des spectaclesLe Quartier des spectacles perçu comme une mare hétérogène, une façade qui se veut le théâtre d’une hyperfestivité qui éponge la marginalité.
MarcelSéminaireCynthia Noury201515 minVidéoQuartier des spectaclesUn inconnu, abordé au coin des rues Saint-Denis et Maisonneuve à Montréal, accepte que je l’accompagne dans sa marche et partage ses impressions du Quartier des spectacles. Ses propos sont ensuite réinterprétés en images dans une démarche d’inspiration phénoménologique.

Trajet emprunté lors de la conversation : rue Saint-Denis, de l’angle Maisonneuve à l’angle Ontario.
DécalagesSéminaireMarie-Eve Bradette, Laurence Sylvain20155 minVidéoQuartier des spectaclesDans Décalages2 nous avons voulu travailler les disjonctions présentes dans le Quartier des spectacles, notamment entre l’aspect spectaculaire de la Place des festivals la nuit et le caractère iconoclaste et sonore de la Place Émilie-Gamelin en journée et du métro Berri-UQAM qui y est adjacent. En tournant des images de soir et en captant des voix humaines le jour est mis de l’avant cette idée d’une disjonction caractéristique du quartier exploré et ce à plusieurs niveaux, tant sur le plan du contenu de la captation que de l’esthétique choisie. Les insertions de bandes filmiques du film Traité de bave et d’éternité d’Isidore Isou viennent accentuer, dans le montage et par le sens même qu’appelle ces images, les décalages auxquels est confronté le marcheur qui arpente le kilomètre carré  du Quartier des spectacles.
M’as-tu vu?SéminaireCarlos Calle-Archilla20155 minVidéoQuartier des spectaclesCette proposition audiovisuelle est conçue du point de vue fictionnel, pour reprendre l’idée de Michel de Certeau à propos la construction d’un récit de la ville, mais aussi en intégrant certaines caractéristiques du documentaire, présentes au niveau audiovisuel (le son réaliste, la voix off, l’éclairage naturel, etc.) : deux étrangers vont se rencontrer au milieu du Boulevard Saint-Laurent (entre les rues Sherbrooke et René Lévesque), après avoir réalisé une exploration personnelle de la place; les deux repérages des personnages vont inviter le spectateur à suivre les sites le plus visibles de cette partie du Boulevard Saint-Laurent, mais aussi ceux qui n’attirent pas l’attention au premier regard, ou ceux qui sont de certaines manières cachés aux marcheurs et piétons.
Atelier DesjardinsAtelier narratifLRSM201590 minAnimation publiqueVieux-PortLe récit comme appréhension du réel  (Pub St-Paul, 120 rue Saint-Paul Est, 12 mai 2015) Atelier de réflexion d’une durée de 1h30 sur la mise en récit de la ville, créé et réalisé par des étudiants du LRSM pour un public constitué de cadres du Mouvement des Caisses Desjardins.
Repenser le politique à travers les imaginaires dispersésErin Manning2015ColloqueUniversité ConcordiaDans le cadre du colloque Repenser le politique à travers les imaginaires dispersés, le Laboratoire sur les récits du soi mobile s’est impliqué surtout à titre d’antenne de captation et de production de capsules documentaires et a mis en œuvre une première collaboration avec le Laboratoire SenseLab de l’Université Concordia
Contre-culture: existences et persistancesSimon Harel, Terry Cochran, Jonathan Lamy-Beaupré, Simon-Pier Labelle-Hogue2015ColloqueUniversité de MontréalLa contre-culture est un mouvement social, artistique et littéraire, né aux États-Unis pendant la décennie 1950, qui s’est étendu au cours de la décennie 1960 au Canada, en Amérique centrale et en Europe (Dogget, 2007). Associée dans le discours social à la triade sexe, drogue et rock’n’roll, elle est à l’origine de nombreux succès populaires, que l’on pense à des groupes tels que les Rolling Stones, Jefferson Airplane ou au festival de Woodstock. Toujours au niveau de la représentation, le hippisme est devenu un des emblèmes de cette époque, de sorte qu’il serait tentant, sur plus d’un point de vue, d’y percevoir une certaine uniformité, sinon une adaptation culturelle de ce phénomène international.

La réalité est cependant tout autre, puisque si quelques caractéristiques fréquemment partagées peuvent être relevées (Saint-Jean-Paulin, 1997), la contre-culture se veut davantage une construction effervescente qui fonctionne par agglutination, en ce sens où de nombreuses causes peuvent être défendues et que celui qui se joint au mouvement peut y sélectionner ce qu’il juge pertinent (Duchastel, 1978; Labelle Hogue, 2013). S’opposent de ce fait plusieurs tendances qui font de la contre-culture un enchaînement de paradoxes, que ce soit entre les initiatives régionales (La vraie fanfare fuckée, Le grand cirque ordinaire) et le spectacle de la métropole (La nuit de la poésie 1970, L’Osstidcho), entre le nomadisme (Magical Mystery Tour, le road-trip) et la sédentarité (les communes), entre le nihilisme des yippies et le pacifisme des hippies, ou entre une culture underground souvent factice et sa contrepartie populaire. C’est dire, en d’autres termes, qu’« [i]l faudrait s’entendre sur ce qu’on appelle contre-culture. Ce qui est par définition difficile […].

Il y a des contre-cultures » (Bourdieu 2002 [1984] : 11). Cette hétérogénéité explique par ailleurs une part de l’intérêt qui est accordé à la contre-culture. Depuis les premières recherches sur le sujet (Duchastel, 1978, 1980; Gauvin, 1975; Moore, 1973; Rochon, 1979; Roszak, 1972, 1995 [1971]) jusqu’aux récents travaux (notamment Bourseiller et PenotLacassagne, 2013; Elawani 2014; Harel et Lamy-Beaupré, 2006; Labelle-Hogue, 2010, 2012; LamyBeaupré et Mavrikakis, à paraître; Larose et Rondeau, à paraître; Warren, 2008; Warren et Komeid, 2013; Whiteley, 2012a, 2012b) et films (Buccomino, 2010; Dal Farra et al., 2011; Epstein et al., 2010; Guerra, 2006; Perez, 2008), sans oublier les expositions, plusieurs ont de fait tenté de saisir l’ampleur du mouvement, de sorte qu’ils se sont adonnés à des exercices typologiques ou analytiques qui n’autorisent pas de synthèse à grande échelle. Le regain de popularité de la contre-culture nous pousse donc à réfléchir à la fois 1) à la nature de cette configuration et 2) à sa pertinence aujourd’hui, alors que se multiplient les mouvements de contestation internationale – dont Occupy est vraisemblablement le cas le plus significatif. Dans cette optique, Contre-culture : existences et persistances a pour objectif de développer une réflexion non-essentialiste des contre-cultures qui permette d’y voir un courant historique, un vecteur d’influence dans les domaines de l’art (Heinich, 2005), de la culture et des mouvements sociaux, et un instrument qui nous permet de mieux discerner notre avenir.
 
Le colloque a par la suite donné lieu à la réalisation du documentaire La contre-culture en panorama 
(Labelle-Hogue, Geffroy, Lanoue Deslandes).
Dans les ruines de l’université de demainCynthia Noury, Simon Harel201622 minCréation sonoreFutur Campus MILPar l’exploration du site Outremont qui doit accueillir un « campus urbain intégré » dès 2019, cette proposition de communication audiovisuelle interrogera le potentiel de refondation de l’Université de Montréal à travers ce chantier majeur, ainsi que ses effets symboliques pour la communauté environnante (quatre arrondissements jouxtent en effet le site du futur campus). Ce dernier devant voir le jour à l’emplacement d’une ancienne gare de triage, le statut des « ruines » sera également remis en question, qu’il s’agisse de la désignation d’un lieu industriel ruiné, désaffecté, en voie d’effacement, sans valeur patrimoniale explicite ou encore des entreprises de revalorisation du site (activités éphémères, laboratoires d’innovation sociale). Cette réflexion sera développée par le biais d’un dialogue entre les deux auteurs de la présentation, soit — pour reprendre les propos de Readings — à travers l’action de penser ensemble, dans l’aller-retour d’une question posée in situ qui appelle une réponse pour mieux cheminer. À partir de vidéos glanées et captées dans les « ruines » du site Outremont, cet échange fera ensuite l’objet d’une mise en images d’inspiration phénoménologique, ce qui traduira les zones de tension exprimées à même le site. Dans les tableaux visuels ainsi créés, les images s’insinueront dans un dialogue qui recourt aux propos des protagonistes et aux expressions imaginaires d’un campus toujours immatériel, à venir.
TrajectoiresRésidence d’artistes mobiles (RAM)Jenny Cartwright201620 minInstallationFutur Campus MILTrajectoires est une installation vidéographique hybride inspirée du cinéma documentaire. Elle illustre les parcours de sept résident.e.s de l’un des quartiers les plus multiethniques au pays, Parc-Extension, que j’ai questionné.e.s à propos des trajectoires qui les ont mené.e.s dans ce quartier qui se transforme à une vitesse fascinante, et de celles qu’ils parcourent depuis. Les aspects les plus significatifs de la conversation prennent la forme d’un texte écrit à la première personne qui accompagne les images filmées projetées sur deux écrans.

L’œuvre pose également un regard critique sur la trajectoire du quartier et sa gentrification imminente. Quels impacts aura la construction du nouveau campus de l’Université de Montréal, grand comme 38 terrains de football, et les 10 000 personnes qui y afflueront chaque jour sur ce quartier enclavé et sa population majoritairement immigrante?
Téléphone carnet livre image (de l’infime)Résidence d’artistes mobiles (RAM)Francys Chenier2016Livre numériqueFutur Campus MILTéléphone carnet.
Outremont WastelandRésidence d’artistes mobiles (RAM)Jen Reimer, Max Stein20166 minCréation sonoreFutur Campus MILThe wasteland near Avenue Durocher and Avenue Atlantic is a former rail yard and recent construction site that has undergone many changes over time. Over the past decade, roads, aqueducts and tunnels have appeared and with that came new landforms; dirt hills have become fertile, and ponds have attracted new wildlife. All this has changed the area around it, not only visually but sonically as well. For instance, new resonant surfaces have appeared in the form of concrete structures that reflect the sounds of approaching trains and nearby traffic, crickets resonate in the surrounding field alongside faint hums from nearby construction, creating a musicality in the merging of industrial and natural soundscapes.

During the months of August and September 2016, we captured the area and its development through field recording, video and photographs. This map shows our documentation and welcomes users to navigate the captured material online.
Carte-ExRésidence d’artistes mobiles (RAM)Marion Lessard2016Futur Campus MILÀ partir d’informations récoltées sur le terrain, dans l’histoire, ainsi que lors d’associations libres, des réseaux de signification sont élaborés par Marion Lessard autour du nom de chacune des rues du quartier. Ces réseaux d’informations sont traduits en diagrammes qui, mis ensemble, reconstituent la carte du quartier, en plus de former l’armature de courts textes littéraires.
RacinesCatalyseur d’imaginaires urbainsCynthia Noury, Marie-Eve Bradette, Francis Sasseville, Charlène Gilbert201614 minCréation sonoreFutur Campus MILSous vos pieds se trouvent à la fois un site, un chantier, qui porter la mémoire d’un passé ferroviaire, puis qui préfigure une vocation universitaire, un lieu de savoir, un lieu de connaissances… Ces trois moments constituent la trame d’un récit, le récit du lieu. Marchez le lieu, arpentez l’espace et laissez-vous accompagner… … Le marcheur qui s’aventure dans le quartier Outremont, dans ses rues pour se rendre devant le 400 avenue Atlantic trouvera, sous ses yeux, un terrain en chantier, un terrain en changement, mais un terrain qui, malgré tout, n’est pas vacant. Des histoires y habitent, des histoires y circulent, des récits s’y construisent. Comment est-ce que le marcheur qui s’aventure sur ce chantier peut, en quelques minutes, arpenter le lieu, se laisser porter par l’imaginaire de son histoire passée et présente, voir et entendre ce qui s’y trame, les récits qui s’y racontent, saisir les changements qui s’y opèrent ? Pourquoi pas en faisant l’expérience du déambulatoire-aléatoire Racines ? Pendant une dizaine de minutes, le temps qu’il faut pour traverser l’espace, s’y arrêter un moment, le marcheur sera ainsi convié à un paysage sonore et narratif dans lequel des récits lui seront racontés, dans lequel l’imaginaire du site Outremont, passé et futur, se fera entendre.
Les nouveaux monumentsDaniel Boisclair, Charles Montambault201712 minVidéoÉchangeur TurcotLes Nouveaux Monuments est une œuvre vidéo explorant l’environnement sonore et visuel de l’échangeur Turcot. Visuellement, il s’agit d’une séquence de plans fixes de l’architecture autoroutière, lesquels comportent des mouvements subtils qui encouragent le spectateur à une contempler activement ce paysage singulier et dystopique.

Le design sonore est composé à partir d’enregistrements pris sur les lieux. Suivant la même logique que l’enchaînement des images, sa progression offre une exacerbation de l’expérience sensible réelle du lieu.
Spectographie du territoireMTL Ville en mouvementNatacha Clitandre2017Carte interactiveOutremont, Petite-Patrie, Parc-Extension, New YorkProduit à l’automne 2017 grâce au soutien de la Ville de Montréal dans le cadre du programme Initiatives collaboratives en créativité numérique, Spectrographies du territoire est le fruit d’une collaboration entre l’artiste Natacha Clitandre , TOPO laboratoire d’écritures numériques , MTL Ville en mouvement et le Laboratoire sur les récits du soi mobile.
Ce projet est rendu possible avec le soutien de la mesure « Initiatives collaboratives en créativité numérique » de la Ville de Montréal dans le cadre de l’ Entente sur le développement culturel de Montréal et du Plan numérique du Québec
Purification par le feuCatalyseur d’imaginaires urbainsDaniel Milazzo20173 minVidéoFutur Campus MILSous la pleine lune qui grimpait l’horizon, une centaine de personnes ont participé à la cérémonie tenue en hommage aux femmes autochtones disparues et assassinées. Tous réunis autour de la mémoire de celles qui ont succombé à la violence, dans une réaffirmation du deuil collectif qui insiste à se faire nécessaire.

Les gens se sont placés en cercle. Au centre, une œuvre totémique sculptée en bois de l’artiste atikamekw Jacques Newashish représentait le corps d’une femme. De toutes les femmes victimes. Malheureuse ironie du sort, le totem a été produit à la dernière minute pour remplacer une œuvre disparue. La femme de la nuit hibou, un totem plus grand, avait été créé par Monsieur Newashish spécialement pour l’occasion. L’œuvre était présentée à la Place des Festivals pour la 27e édition de « Présence autochtone », mais elle a disparu dans des circonstances obscures.


En dépit de la déplorable nouvelle, cela n’a pas affaibli la charge émotive et symbolique de la cérémonie, qui a eu lieu comme prévu. D’emblée, les femmes présentes sur place (autochtones et allochtones) ont été purifiées par la fumée de la sauge. Monsieur Newashish s’est chargé d’allumer le feu qui allait brûler le totem, tandis que des chants étaient entonnés par des femmes atikamekw, dont Nicole Awashish.
« Le feu, c’est pour montrer la lumière et libérer la souffrance », explique Madame Awashish, qui vient de la communauté Wemotaci. Elle est la sœur de Monsieur Nawashish et a aidé à organiser la cérémonie. « On veut que le monde voie qu’on a de la souffrance et qu’on veut s’en sortir. L’alcool, la drogue, les suicides de jeunes… je veux que ça s’arrête chez nous », réclame-t-elle.


L’hommage avançait selon les mouvements circulaires du rituel autour du feu. Sur un morceau de tronc pointé vers l’Est – là où le soleil se lève, où la vie commence et recommence chaque jour – les gens versaient un peu d’eau au sol et prenaient dans leurs mains du tabac pour ensuite, dans l’extrémité ouest du cercle, le jeter dans le feu en envoyant de bonnes pensées aux femmes victimes, décédées ou vivantes.


À toutes les femmes.
La cérémonie a aussi été l’occasion de faire communion, de rassembler les gens autour de ce qui touche à la vie et est la source de chagrin chez les peuples autochtones. Une occasion de se souvenir, de prendre parole, de dire enfin que lorsqu’une personne souffre, c’est toute la société qui est concernée. « On fait cela pas seulement pour les victimes autochtones, mais pour tout le monde », souligne Madame Awashish.


Les flammes se sont élevées dans le ciel avant de finalement s’apaiser. Vers la fin, quand la lune s’était déjà réfugiée derrière les nuages, les personnes s’échangeaient des embrassades sincères et de chaleureux mikwetc (« merci » en langue atikamekw).
Une fois la célébration terminée, le constat que l’œuvre totémique, cette femme debout, est restée inébranlable sur les braises. Sans s’émietter ni alimenter davantage le feu. Un feu qui a laissé son empreinte, qui a gravé des rides immémoriales sur le corps en bois. Sur un visage absent représentant des milliers de visages en silence.
Après la dispersion des gens, le totem continuait là. Au milieu de la nuit, il continuait là. Au petit matin, toujours là.


À nous regarder, à résister.
À défier l’oubli.
Fenêtres sur notre MontréalCatalyseur d’imaginaires urbainsYoussef Shoufan, Laurence Sylvain, Rosie Lanoue Deslandes, Marie-Eve Bradette2017Atelier photoFutur Campus MILEn mai 2016 se tenait le colloque La figure du réfugié, représentations littéraires, artistiques et médiatiques, dans le cadre du 84e congrès de l’ACFAS. C’est durant celui-ci que la rencontre avec Youssef Shoufan a eu lieu, alors qu’il était venu y présenter son projet Syrian Eyes of the World. Suite à des discussions a vu le jour l’idée de créer, de manière collaborative, des ateliers photos ouverts à des jeunes d’origines syriennes et des jeunes québécois.
Place des lettresCatalyseur d’imaginaires urbainsAdina Blanariu Vukovic, Rosie Lanoue Deslandes, Mathieu Li-Goyette, Cynthia Noury2017InstallationFutur Campus MILLa Place des lettres du Laboratoire sur les récits du soi mobile se veut à la fois un espace de création libre et un site de mise en valeur du patrimoine littéraire montréalais. Centrée autour d’une installation tentaculaire munie de machines à écrire publiques, cette Place aux allures inspirées de l’imaginaire ferroviaire se déploie sur plusieurs pôles représentant les quartiers limitrophes du CIU. Au long des trajets qui mèneront le visiteur vers chacune de ces « destinations », des pages arrachées, poèmes, chansons, dithyrambes d’un Montréal oublié, présent ou fantasmé, placées là en attendant que les visiteurs y adjoignent leurs propres créations, afin de réaffirmer, face à l’Histoire et au quotidien, l’identité littéraire qui borde ce quartier.

À chacun des quartiers Parc-Extension, Villeray, La Petite-Patrie, Mile-End et Outremont, une composition sonore entrelace les bruits et les sons de chacun d’eux.
Surface de réparationRésidence du Conseil des arts de MontréalRalph Elawani20176 minVidéoPetit-MaghrebInitialement envisagé comme un portrait impressionniste, une dérive autour du football et de sa « consommation » dans un quartier montréalais à forte densité maghrébine, Surface de réparation devint une fiction à la suite des tragiques événements survenus à la mosquée de Sainte-Foy, en janvier 2017. Court métrage imaginant une conversation entre une journaliste et l’acolyte d’un individu ayant été arrêté quelques temps avant de commettre un attentat dans le Petit-Maghreb, le film mélange trois niveaux de narration.
Réfugié.e.s et déplacé.e.s: Droit, littérature et migrationProjet de rechercheSimon Harel, François Crépeau, Idil Atak, Marie-Pierre Bouchard, Laurence Sylvain2015-2018Université de MontréalLa question de la migration n’est pas nouvelle. De tout temps, l’être humain s’est déplacé, qui à la découverte de nouveaux territoires, qui à la recherche de prospérité économique, qui en quête d’une plus grande stabilité politique. Cependant, l’on constate depuis une soixantaine d’années une accélération de cette mobilité et, avec elle, un nouveau rapport de la communauté envers le migrant. De phénomène naturel, la migration est devenue un enjeu politique, juridique, social et économique de taille et le  migrant un sujet à saisir, à intégrer, à contrôler. À cet égard, les discours sur la personne et la situation du migrant n’ont eu de cesse de se multiplier, et ce dans tous les domaines. Sur le plan de l’imaginaire, les conséquences de l’expansion de ces discours ont eu pour effets, entre autres, de forcer une certaine «esthétisation » du migrant et de créer, par le fait même, un écart entre la représentation et la réalité de ce même migrant.

Considérant ce qui vient d’être énoncé, le projet de recherche « Out of Place : Droit, Littérature et Migration » sera une activité originale dans le domaine de la recherche fondamentale dans la mesure où elle vise à baliser, puis à redéfinir, à l’aulne des relations entre le droit et la littérature, la  configuration narrative du migrant.
Fluidité du genre et récits de soiLittérature et savoirLouis-Thomas Leguerrier2018Cercle de lectureUniversité de MontréalÀ partir de la lecture et de l’analyse collective de textes littéraires, de films et d’essais
théoriques divers, l’objectif de ce cercle de lecture est de développer une pensée sur les
possibilités de mise en récit de soi ouvertes par le concept de fluidité des genres. En tant
qu’effort pour produire une représentation intelligible du soi échappant à la binarité
masculin/féminin, le concept de fluidité, au-delà de son utilisation comme slogan dans le
cadre de mouvements de résistance aux conceptions hégémoniques du genre et de la
sexualité, conduit au cœur de questions fondamentales concernant les limites de la
représentation et le pouvoir du littéraire comme transgression constante de ces limites.
Les enfants jouent encorePartenariat Wapikoni MobileMathieu Li-Goyette, Olivier Thibodeau2019VidéoDundee, Montréal-Nord, Wemotaci
Mon cinémaOralité et dictéeSimon Harel, Mathieu Li-Goyette, Colin Zouvi201932 minVidéoUniversité de MontréalMon cinéma est un essai vidéo réalisé à partir de textes de fiction de Simon Harel. Les
textes choisis pour ce projet sont tirés d’un imposant réservoir de fictions qui furent
d’abord dictées par l’auteur, puis transcrites, et enfin interprétées par les acteurs
Monique Miller, Alain Zouvi et Dany Boudreault, sous la direction de la compagnie de
théâtre mille lucioles. Séance de cinéma dans un hôpital psychiatrique, cours de
philosophie en voiture et lettre imaginaire adressée à une mère dévorante, le théâtre de
parole de Mon cinéma met en scène les spirales narratives d’une voix qui se divise en
plusieurs voix, s’exprimant en murmures et en éclats depuis le même cinéma intérieur.

Les enregistrements théâtraux, fragments du « monstre sonore » de Simon Harel, sont
intégrés à un essai vidéo rassemblant des images d’archives, du texte et de l’animation.
Écrivain.e.s sur le terrainLittérature et savoirLouis-Thomas Leguerrier2019Cercle de lectureUniversité de MontréalCe cercle de lecture sera l’occasion de se pencher sur divers textes écrits à partir de
recherches effectuées sur le terrain, mais dans une optique littéraire. À partir de la
lecture et de la discussion collective de textes habituellement rangés dans la catégorie
du « journalisme littéraire », l’objectif est de problématiser l’ouverture spécifique de
l’écrivain.e au terrain à partir duquel se déploie sa création, une ouverture à plusieurs
égards irréductible à l’ethos du journaliste, et dépositaire d’une vérité qui échappe au
filet de la manipulation des individus par l’information.
Littérature et technocraties affectives Littérature et savoirLouis-Thomas Leguerrier, Mathieu Li-Goyette2020Cercle de lectureUniversité de MontréalLa Laboratoire des Récits de Soi Mobiles (LRSM) vous invite à prendre part à un cercle de
lecture organisé à l’été 2020, en vidéo-conférence. Il va sans dire que nous vivons une période
sans précédent, qui met plus que jamais au coeur de nos relations les nouvelles technologies et
les relations dites virtuelles. Alors que ce cercle de lecture spécifiquement, et plus
généralement toutes « rencontres », se produisent désormais à distance et sont assurées par
écrans interposés, comment articuler l’opposition entre le « virtuel » et le « présentiel »?

L’un est-il réellement l’envers de l’autre, tel que le suggère les deux termes depuis récemment
acceptés comme antonymes usuels, l’un est-il l’ombre de l’autre, ou peut-on penser qu’il s’agit
de rencontres entièrement différentes, présageant, ou mettant de l’avant, une transformation
profonde dans nos habitudes relationnelle?
Atelier de bande dessinéeDes livres et des réfugié-e-sThomas Filteau, Surya Lopez Lena2021Atelier de créationTrois-RivièresLes ateliers prendront la forme d’exercices de familiarisation avec le langage visuel de la
bande dessinée. En se détachant d’une visée technique du dessin, les premiers ateliers
proposeront des exercices ludiques de dessin rapide, en s’intéressant à la lisibilité des traits,
développant le dessin en tant que composante narrative. Les semaines suivantes seront
composées d’ateliers qui s’intéresseront à des concepts plus poussés de mises en récit, ou
encore à initier à des techniques spécifiques, afin que les participant.es puissent développer
un projet final au cours de la 3e semaine. Les exercices seront menés de sorte à ce qu’ils
proposent un cadre de création autofictif.

Les ateliers sont conçus pour occuper une demi-journée du camp, c’est-à-dire près de 3
heures, au cours desquelles se succéderont des périodes d’exercices pratiques et des
discussions théoriques.
Précis animé de planétaritéCentre d’études littéraires et culturelles sur la planétaritéThomas Filteau, Surya Lopez Lena, Mathieu Li-Goyette20215 minAnimationUniversité de Montréal
Bob Dylan : De l’enchantement à la cruautéOralité et dictéeThomas Filteau, Surya Lopez Lena, Mathieu Li-Goyette2023230 minBaladodiffusionUniversité de MontréalDans le cadre d’un projet de recherche portant sur les dispositifs de la dictée et les
théories de l’oralité, le Laboratoire sur les Récits du Soi Mobile (LRSM)
a produit six épisodes où nous explorons le caractère équivoque
de la voix de Dylan, dans une série d’études de cas.

Si cette voix est tout à la fois inépuisable, comme l’incarne le Never Ending Tour, elle se
pose aussi dans une logique de discontinuité, menée par des mutations vocales, des
détournements, ainsi que par l’observation nostalgique d’une voix qui, par le passage
du temps, négocie différemment avec ses procédés de mise en scène.